jeudi 4 novembre 2010

Ce type là, je l'ai dans le nez

Bonjour à tous !!!!
Çà y est je suis enfin sorti de l'hôpital, bon d'accord, cela fait un peu plus d'une semaine. Comment çà s'est passé ? je vous raconte tout !
Pour commencer, je me suis adressé au centre hospitalier le plus grand d'Europe, l'hôpital Européen Georges Pompidou à Paris 15ème, une ville dans la ville, immense !
Le programme était simple, presque incroyable: je rentre le mercredi 20 octobre, l'opération a lieu le 21 à la première heure, et je ressors le jeudi 22. Seulement 3 jours pour cette intervention qui semble si banale.... (cloison nasale...)

1er jour: mercredi, je me présente au service ORL, et une infirmière me conduit jusqu'à une chambre individuelle dont le mur, donnant sur l'extérieur, est entièrement vitré. J'ai une vue magnifique sur la place Albert COHEN et un immeuble moderne qui reflète les lumières parisiennes ... presque une suite.

2ème jour: jeudi à 5h00, lever, douche à la bétadine, et je passe la chemise de nuit jetable de couleur bleue, de l'hôpital, très classe, de toutes les façons, je n'ai pas le droit de porter autre chose, j'ai même dû poser mon alliance......quelques petits tranquillisants, et hop en route sur le lit direction salle d'opération. Après mise en place de la perfusion, et plusieurs discours explicatifs, rassurants, très rassurants, trop peut être, j'aurais peut être dû me méfier. Au signal, on m'applique un masque et j'inspire du gaz anesthésiant. Efficace, pas moins de 3 bouffées, et ça y est le trou noir......
Vers les midi, j'entends une voix, me demandant de me réveiller, que l'opération était terminée. J'ouvre difficilement un oeil, mais ce mouvement de paupière était trop dur, je l'ai aussitôt refermé. La voix ajoute "bon ben vous allez rester encore en salle de réveil....."
Une heure plus tard, la même voix m'appelle de nouveau. Je parviens cette fois à garder les yeux ouverts quelques secondes. "Çà va ? allez on vous ramène dans votre chambre". La si belle fenêtre n'avait plus aucune importance, je n'avais d'ailleurs aucun repère. Je reprends finalement conscience vers 17h00. Je suis perfusé au bras gauche, on me déconseille de me lever, ou du moins, je dois faire trèèèèèèèèès attention, à défaut j'appelle. Plus tard, je me rends donc péniblement jusqu'au cabinet de toilettes, et là, mais là, face à la glace .... une tête d'emplâtré, non mieux, un boxeur après un combat .... yeux mi clos, gonflés, d'un bleu tirant sur le noir, et un plâtre me couvrant les 3/4 du visage !!!!

Çà y est l'opération est passée ... je fait demi tour et me hisse sur mon lit. Je suis rassuré. Le médecin, accompagné d'une interne, passe et m'explique que tout s'est bien passé, l'opération a duré près de 2 heures.
Je dîne froid, une sorte de purée....
20H00: oh la belle vue ... c'est vrai qu'elle est bien cette chambre. L'anesthésie était plutôt efficace! On me change plusieurs fois les compresses que j'ai sous le nez, et je fini par m'endormir.

3ème jour: jeudi 22 octobre, réveil plutôt difficile, en théorie, je dois sortir aujourd'hui.... A 11h00, l'interne passe, elle m'ôte les compresses, et m'annonce qu'elle va m'enlever les mèches. Elle tire sur les ficelles et extrait de chacune de mes narines une sorte de ..... enfin.... de truc noir, informe et douloureux!
"ouvrez la bouche,.... vous saignez, .... je reviens avec le médecin !" ça tombe bien, je ne comptais pas allez bien loin
Quelques brefs instants après, le médecin de la veille inspecte le fond de ma gorge avec une lampe. la première s'adresse à l'autre:
"tu as vu la plaque de gauche a bougé, elle s'est enfoncée alors que j'ai tiré pour enlever la mèche".
Et là dans un sérieux presque déconcertant; le médecin me lance:
"on va vous remécher, on verra demain".
Et là c'est le drame !
Quelques secondes après, les mains toujours crispées sur le matelas et les larmes aux yeux, me voila de nouveau avec le pansement, les perfusions.


4ème jour:
samedi 23 octobre, journée rythmée par les douleurs, les soins, les SMS que j'envoie comme des bouteilles à la mer pour avoir du réconfort. Et ces interminables heures qui n'en finissent plus.... On me change de chambre pour une plus proche du bureau des infirmières. J'espère qu'elle sera aussi confortable que celle que j'occupais..... ouf, c'est une grande chambre individuelle, mais elle n'a pas une si belle baie vitrée.... après tout, ce n'est pas le plus important, toutefois, je le signalerai au guide du routard!
Ah, ça y est le médecin et l'interne reviennent: "vous allez bien ? ouvrez la bouche. Mummmmm, vous saignez encore. Vous allez garder les mèches et pour empêcher l'hémorragie, vous ferez fondre des glaçons dans la bouche. On vous reverra demain"
J'ai donc passé la soirée à sucer des glaçons, .... attention à ce que vous allez dire, j'ai dit des glaçons !!!!
La nuit, ah cette nuit .... vers 23 heures, la porte de la chambre s'ouvre et une infirmière de nuit entre. Étant dans un sommeil léger, je n'ai pas bougé. Je l'entends changer une poche de perfusion et ressortir d'un pas feutré. Au bout de quelques minutes, je ressens une vive brûlure à la main gauche, précisément au cathéter. J'allume la lumière, je regarde, la douleur se fait de plus en plus forte. Je m'assoie sur le bord du lit et la brûlure s'étend jusqu'au coude. Je sonne, une voix me répond à l'interphone de la chambre, et j'explique ma douleur assez brièvement d'ailleurs: "J'AI MAL, CA BRUUUULE !!!".
Dans l'attente de l'infirmière, je soutiens mon avant bras gauche avec ma main droite. Je ne sais pas si c'était psychologique, mais comme si la douleur se transmettait à mes membres, je me retrouve avec mes deux mains crispées, oui, paralysées, sans pouvoir bouger les doigts. Enfin, après 20 secondes, la même infirmière entre dans la chambre. Elle m'enlève aussitôt la perfusion coupable de mes maux, m'explique ne pas comprendre et presque instantanément, je me sens mieux. Je retrouve l'usage de mes doigts, de mes mains. Après 10 minutes, je me glisse sous les draps et réussi à m'endormir.

5ème jour: dimanche 24 octobre. Je vais beaucoup mieux, la douleur de la veille n'est plus qu'un mauvais souvenir. Dans le courant de la matinée, l'interne entre, regarde ma gorge, en conclu que les saignements ont fini, faut dire que j'avais vidé la réserve de glaçons des infirmières....
Le médecin arrive à son tour; je lui raconte les malheurs de la nuit, elle m'explique que j'ai fait un début de malaise vagal, rien de grave. La perfusion devait couler trop vite ou à l'extérieur de la veine. Et le moment tant attendu arrive, elle m'enlève les mèches. Quelques gouttes de sang coulent depuis mes narines, je devais donc garder les compresses et les changer au besoin.
"Nous nous repasserons demain, et on verra si vous sortez"

Je vais mieux, sans perfusion, je me sens libre, comme léger. Et si j'allais prendre un café dans le hall, oui avec une bonne gaufre! et me voila confiant assis avec un grand expresso. Le regard des autres me rappelle que je porte toujours le masque de zoro, mais peu m'importe, je vais prochainement renter chez moi et rejoindre Marie à Clapiers.


6ème jour:
lundi 25 octobre, "the D day". Après une bonne douche, je me suis habillé et je regarde la TV assis sur le canapé, oui parce que la chambre en était équipée. Le médecin arrive en compagnie de son interne. Elle m'ausculte et m'informe que je vais pouvoir rentrer chez moi. Lui demandant qu'il y avait une contre indication à ce que je prenne le train pour rejoindre mon épouse à 700 km, et là, le couperet tombe:
"ah non, je vous le déconseille, il ne faudrait pas que l'hémorragie reprenne....." Triste, mais résigné, je ne souhaitais pas recommencer le douloureux épisode des mèches...
Elle me remet un arrêt de travail jusqu'au 1er novembre, et je rentre en taxi jusqu'à l'appartement où je me suis reposé pendant la semaine.

Le vendredi 29 octobre: on m'enlève le plâtre, ainsi que les plaques.... roulement de tambour, alors à qui vais je ressembler, Tom CRUSE (en grand modèle) ou Brad PITT, suspense... ah ben non, toujours à Rocky BALBOA. C'est encore enflé, les yeux tuméfiés. "Tout évolue correctement, ça va dégonfler, mais continuez les soins et remettez le plâtre la nuit pendant une semaine encore".






Le samedi 30 octobre, rendez vous chez le médecin divisionnaire, seul habilité à me faire reprendre le travail:
"vous êtes sûr de vouloir reprendre" me lance t-il?
"oui, mais je ne me sens pas assurer les missions à l'extérieur, du moins le temps nécessaire à la consolidation".
"bien sûr"
Je suis propose le 19 novembre, lui précisant que le lendemain, je serai en congés. Il accepte immédiatement et me remet le bon de reprise sous conditions.

J'ai donc repris mes fonctions, me limitant uniquement aux tâches administratives. Certains de mes collègues me demandent de mes nouvelles. Le temps me semble long, mais nécessaire pour assurer une bonne consolidation.

Je prendrai le train la semaine prochaine, le 10 novembre pour rejoindre, enfin, ma petite famille !

2 commentaires:

  1. eh bien ça ne donne pas envie de se refaire une beaute !!! comment font toutes ces nanas qui font ça ,elles ,pour etre belles !! et tout seul en plus!! allez tu vas aller te faire chouchouter bientot !on pense bien à toi bisous Sissy!!

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  2. Tu seras beau ... A croire que tu as apprécié ton séjour entouré d'infirmières, UNE interne...mouais Relooking avant les 40 ans !!
    Il va falloir que je me relooke maintenant, alors...

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